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Samedi 1er août, 21h

Eglise de Corravillers

 

LES SEPT DERNIERES PAROLES DU CHRIST EN CROIX

Joseph Haydn (1732-1809) / pour quatuor à cordes

Dominique Vellard / à trois voix

 

Ensemble 415 / Chiara Banchini / ensemble associé

Chiara Banchini, violon

Francesco Lattuado, violon

Elisa Citterio, alto

Gaetano Nasillo, violoncelle

 

Ensemble Gilles Binchois / Dominique Vellard

Anne-Marie Lablaude, soprano

Christel Boiron, mezzo soprano

Dominique Vellard, ténor

Lumières : Benoît Colardelle

 

En 1785, le chanoine de l’église du Rosaire à Cadix commande sept adagios à Joseph Haydn (1732- 1809), destinés à ponctuer un office célébré par l’évêque l’après-midi du Vendredi Saint dans la crypte de l’église (Santa Cueva). Terminée pendant l’hiver 1786-1787, la version pour orchestre de Die sieben letzten Worte est rapidement suivie d’une version pour quatuor à cordes, puis d’un oratorio en 1796. Les 7 adagios sont précédés d’un mouvement lent (Maestoso ed Adagio) et conclus par un Presto e con tutta la forza (Il Terremoto : le tremblement de terre).

Oeuvre majeure de Haydn, celui-ci la considérait comme l’une de ses meilleures compositions. Dominique Vellard a composé 7 miniatures à 3 voix qui illustrent les sept mouvements du Quatuor. Le ténor figure la voix du Christ, auquel répondent sa mère (mezzo-soprano) et un ange (soprano).

 

« C'est à l'occasion d'un concert à Sheffield, programmé par le Quatuor Lindsay, que Peter Cropper, le 1er violon, me demanda si l'on pouvait trouver, dans les répertoires grégoriens, les 7 dernières paroles du Christ, pour les chanter lors de l'exécution du quatuor de Haydn. Ne trouvant aucune source ancienne, m'est venue petit à petit l'idée de m'essayer à la composition ; quelques périodes de tranquillité m'ont permis de relever ce défi, et j'ai écrit ces premières miniatures, étonné moi-même par le style qui s'est imposé, fruit de ma pratique et de ma culture musicale. L'enjeu de départ était la volonté d'énoncer ces paroles, prononcées par le Christ sur la croix, afin que l'auditeur des magnifiques mouvements lents de Haydn en soit inspiré dans son écoute. Dans la même tonalité que chacune des parties du quatuor, chaque parole se développe dans une écriture à trois voix : la voix du Christ (ténor) commence et, comme en écho, répondent celle de sa mère (soprano grave) et d'un ange (soprano) – sauf dans le "sitio" où c'est la mère qui lance ce cri de soif, elle dont le rôle est de pourvoir aux nécessités vitales de son fils–. Cette démarche de composition n'est en rien comparable à celle de compositeurs formés à l'écriture et dont c'est l'engagement premier, elle se situe plutôt dans la lignée des interprètes qui écrivent pour leur propre "consommation", comme il en a existé de tout temps dans les monastères et les paroisses, dans les maisons des cités comme dans celles des campagnes : des exécutants inventifs et donnant par là un prolongement naturel à leur pratique artistique. »

Dominique Vellard

                                                                                                                                           

                                                                                                                                                                              

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