Les Clés d' "Ars"


Chopin : Intégrale des Walses par Alice Sara Ott

Le 25 janvier 2010
Née
en 1988, Alice Sara Ott fait partie de ces musiciens prodiges qui possèdent des
doigts en or! Dotée d'une conviction féroce, elle annonce à l'âge de trois ans
qu'elle sera pianiste concertiste. A 20 ans, elle s'attaque à un monument : les
Valses de Frédéric Chopin, qu'elle enregistre dans leur intégralité chez
Deutsche Grammophon en 2009.
L'interprétation
de la jeune pianiste ne ressemble à aucune autre, à la fois intime et nuancée.
Alice Sara Ott prend le temps de 'dire' chaque note et s'approprie la partition
avec une liberté rythmique, un rubato, tout en impulsion, en rondeur, en
écoute. Elle cherche avant tout á se rapprocher du compositeur né il y a deux
cents ans, cherchant à retranscrire les émotions de Chopin alors déchiré entre
la Pologne et la France.
Afin
d'être absolument fidèle aux intentions de Chopin. Alice Sara Ott a choisi de
jouer d’après les manuscrits autographes, les considérant comme plus fidèles au
climat essentiellement sombre de la musique de Chopin, que certaines des
versions publiées.
«Je
me sens profondément attachée aux Valses de Chopin, dit Alice Sara Ott. Elles
reflètent toute la courbe de sa carrière de compositeur, et elles reflètent
également sa personnalité déchirée – entre la Pologne et la France – et son
éternelle quête d’identité. Je me sens partagée de la même manière, entre



Jon Balke "Siwan"
le 15 juin 2009
« Siwan » signifie « équilibre »
dans la langue parlée de l’Andalousie médiévale où les religions juire,
chrétienne et musulmane cohabitaient en paix. Siwan est une utopie, une volonté
de retrouver cet équilibre en compagnie d’artistes venus de divers horizons.
Siwan est en fait une rencontre entre le chant arabo-andalou,
l’électronique, le clavecin, le zarb…
Autour de Jon Balke,
l’instigateur du projet, se réunissent Amina Alaoui, la célèbre chanteuse
marocaine qui fut tout de suite emportée par l’idée de réunir des cultures et
des époques, le trompettiste américain Jon Hassel, le violoniste algérien Kheir
Eddine M’Kachine, le percussionniste iranien Pedram Khavar Zamini, le luthiste
Andreas Arend, le percussionniste norvégien Helge Norbakken…
Ce mélange des cultures ont pour
résultat une musique à l’inspiration modale où les ornementations libres font
face à la dilatation du temps, une musique où chaque note navigue entre
plusieurs réalités, plusieurs lieux, plusieurs temps…
L’orchestre unique de Siwan a été
éphémère, n’existant qu’entre septembre 2007 et mai 2008 pour quelques
enregistrements et concerts. Comme quoi, ce rêve de concordance n’est pas tout
à fait de ce monde !



Cristina Branco : "Kronos"
Le 9 mars 2009
Depuis qu’elle chante, Cristina
Branco arpente la tradition fadiste avec talent. Chanteuse des poètes les plus
renommés du Portugal et étrangers, elle devient une sorte de porte-parole de la
poésie et de la littérature du patrimoine national. Aujourd’hui, ses pairs
reconnaissent son goût sincère pour la poésie, qui est la marque de sa
personnalité humaine et artistique.
En puisant dans la tradition du
fado, elle la ravive exigeant une musicalité exceptionnelle enveloppée dans une
langueur voluptueuse.
Après deux albums consacrés à
Amalia Rodrigues et José « Zeca » Alfonso, elle nous plonge avec
Kronos dans un univers contemporain. Les musiques ont été écrites par des
auteurs et compositeurs d’aujourd’hui mêlant traditions et innovations. Un
style rare, inédit, intemporel ; tel est le style du Fado de Kronos rendant
ainsi à la musique ce côté palpitant et imprévisible.



Claire-Marie Le Guay : L'esprit concertant - Haydn / Mozart
Le 12 janvier 2009
Voici un disque qui met en
concurrence les deux plus grands musiciens de l’époque classique à travers des œuvres
pour piano seul. Le pianoforte devenait un instrument populaire sur lequel des
joutes étaient souvent organisées pour comparer la virtuosité des musiciens. La
virtuosité, c’est l’un des critères retenu pour ce troisième volume réunissant
les œuvres pour piano des deux viennois.
Pour établir les comparaisons et
les points communs sur leur écriture, quatre œuvres ont été choisies selon des
critères plus inattendus pouvant mettre en évidence leurs différences car même
si ces deux compositeurs sont très proches dans leur musique, on ne peut les
confondre. Quatre œuvres mettant en avant l’esprit concertant (la Sonate K.333 de Mozart), l’expression (Sonate n°31 Hob XVI 46 de Haydn), le son
orchestral du piano (Sonate K.309 de
Mozart) ou une écriture pianistique particulièrement développée (Sonate n°60 Hob XVI 50 de Haydn).
Claire-Marie Le Guay nous
présente alors l’humanité, la fragilité de Haydn et le fait côtoyer l’éclatant
et le tragique Mozart. Deux compositeurs, deux musiques, deux amis…



Whilhem Latchoumia : Impressões
Le 13 octobre 2008 :
Un séducteur hors pair, il n'y a pas de doute, Wilhem Latchoumia nous charme dès les premières notes. Ce lauréat du réputé Concours international de piano d'Orléans nous surprend tant par son jeu, sa technique, son phrasé que par son programme. Au choix des pièces venues d'Amérique latine, avec Heitor Villa-Lobos, Guarnieri, Guastavino et Ginastera nous faisant sombrer tantôt dans l'ivresse tantôt dans la plus douce des mélancolies. Un voyage musical étonnant et riche en émotions que l'on n'a pas eu depuis longtemps !


Renée Fleming : Vier letzte Lieder - Richard Strauss : lieder und arien
Le 22 septembre 2008 :
Les Vier letzte Lieder de Richard Strauss sont l’une des pièces les
plus célèbres du répertoire vocal. Ces mélodies aériennes sont exigeantes tant
au niveau de l’endurance que du souffle sans être nécessairement puissantes. C’est
pourquoi elles ont été interprétées par tout type de soprano, dont certaines
ont marqué l’histoire de la musique, telle Lisa della Casa qui a fortement
inspirée Renée Fleming.
Renée Fleming, de renommée
internationale, qui se distingue dans nombre d’opéras straussiens (Rosenkavalier, Arabella, Capriccio, Daphne), a interprété en avril 2008 des
lieder et mélodies orchestrales de Richard Strauss, qui lui ont valu des éloges
unanimes. Au côté du Münchner Philharmoniker dirigé par Christian Thielemann,
Renée Fleming rend un ultime hommage à ce compositeur qui a dédié sa vie à l’élévation
de la voix.
Elle avait déjà enregistré les Vier letzte Lieder pour la première fois
en 1995 et depuis, ne cesse de les interpréter de part le monde, se renouvelant
chaque fois, cherchant à atteindre l’extase tant ces mélodies la transcendent.
Elle nous sublime par ses sonorités lumineuses, la fraîcheur et la pureté de
son timbre, sa grâce musicale et sa créativité exceptionnelle, nous
transportant dès les premières mesures dans un autre monde, où le temps ne
compte plus, égrenant avec volupté les notes une à une. Jamais auparavant on a
pu sentir le soleil couchant d’Im
Abendrot, toucher du doigt la mélancolie de September, rester suspendu à cette voix presque irréelle.
Ces concerts avec le Münchner
Philharmoniker – qui eurent lieu à Münich, la capitale straussienne par
excellence – furent donc enregistrés pour notre plus grand bonheur. A cette
occasion, Renée Fleming choisi également quatre autres lieder avec orchestre et
des passages de l’Ariadne auf Naxos,
dans lesquels elle illumine ces expansives mélodies orchestrales par son talent
et permet l’extase typique de l’écriture de Richard Strauss.
La classification des clés d' "Ars" :



Excellent


Remarquable

A écouter
Mauvais