Nouveautés
Juan Diego Florez : Bel canto spectacular
Le 3 novembre 2008
« Bel canto » signifie « beau chant ». L’ère du bel canto battit son plein durant les
premières décennies du XIX° siècle. Caractérisé au romantisme par Rossini,
Bellini et Donizetti – les auteurs les plus célèbres du théâtre lyrique italien
– le bel canto se caractérise par une tessiture, une virtuosité éclatante et
une expressivité qui firent son succès.
Juan Diego Florez remet à l’honneur
cet art en faisant étalage – sans la moindre prétention – de ses prouesses
techniques, son assurance stylistique, sa présence scénique et surtout une
vocalité saisissante, et rend ainsi hommage à ces compositeurs de génie qui
influencèrent le monde entier par ce chant sublime.
Pour notre plus grand bonheur, il
interprète des pages célèbres de Donizetti (L’elisie
d’amore, Linda di Chamounix, la Favorite), Bellini (I puritani) et Rossini (Il viaggio a Reims), aux côtés des plus
grands artistes actuels : les soprano Patrizia Ciofi, Anna Netrebko, la
mezzo-soprano Daniala Barcellona et le baryton Mariusz Kwieciem.
Florez est devenu en quelques
années Le ténor rossinien que s’arrachent les principaux théâtres lyriques du
monde entier, triomphant à la Scala de Milan, au Metropolitan Opera de Nex-York,
au Staatsoper de Vienne, au Covent Garden de Londres ou à l’Opéra de Paris.
Salués par la critique, ses albums sont consacrés et couronnés de nombreuses
récompenses.
Pas de doute pour ce quatrième
opus, Bel canto spectacular est un
vrai régal.
Patricia Petibon : Amoureuses
Le 27 octobre 2008
Avec son nouvel album « Amoureuses », Patricia Petibon
s’intéresse au répertoire classique avec des extraits d’œuvres de Haydn, Gluck
et Mozart. Avec ces trois compositeurs, Patricia explore la passion amoureuse à
travers les grandes héroïnes de l’opéra et renoue ainsi avec ses premières
amours musicales.
Ainsi, l’on retrouve les plus
grands thèmes des œuvres majeures de ces compositeurs : Armida, L’isola disabitata (Haydn), Die
Zauberflöte, le nozze di Figaro
(Mozart), Armide, Iphignénie en Tauride (Gluck) pour les
pages les plus célèbres. Un album riche en découverte également avec des
extraits d’opéras moins connus du grand public.
Patricia possède une immense voix
d’opéra, avec de l’or et de la lumière, des furies, des murmures … C’est une
artiste qui bénéficie d’une belle notoriété auprès d’un large public, car elle
a plusieurs cordes à son arc … Pour Amoureuses, Patricia est accompagnée d’un ensemble baroque de tout
premier ordre, le Concerto Köln, dirigé par le jeune chef Daniel Harding (qui
vient de remporter toutes les récompenses de la presse spécialisée pour son
album Mahler).
Andrea Bocelli : Incanto
Le 27 octobre 2008
Incanto, c’est le triomphe de la vie et de l’amour, un message
universel que le ténor Andrea Bocelli a tenu à délivrer à son public et à
l’ensemble de la planète. A travers quatorze titres, il remet au goût du jour
la chanson italienne, plus précisément napolitaine. Cette musique, partie
intégrante du répertoire traditionnel italien, était interprétée dans
l’intimité des fêtes de famille ou dans des lieux publics. Elle suscita
l’intérêt des petits et des grands, des chanteurs majeurs du XX° siècle et des
ténors les plus influents de leur temps.
Andrea Bocelli, ce ténor de
renommée internationale qui se produisit aux côtés de Pavarotti et qui chanta
pour le pape Jean-Paul II, nous livre, à l’occasion de son cinquantième
anniversaire, un souvenir d’enfance, un répertoire intemporel évoquant les
charmes et les délices ensorceleurs d’une splendide tradition chansonnière de
musique et de partage.
Hélène Grimaud : Bach
Le 20 octobre 2008
Avec son premier enregistrement
« Bach », Hélène Grimaud a voulu mettre à l’honneur son compositeur
de prédilection et explorer le pouvoir universel de sa musique. Pour cela, elle
a décidé en maître de juxtaposer des pages originales de Bach à des
transcriptions de ses œuvres dues à d’autres compositeurs. Avec ce projet, elle
met également en avant le fait que l’instrument sur lequel on joue la musique
de Bach est finalement peu important en regard de la musique propre et qu’il
est également intéressant d’étudier le point de vue musical de ses successeurs.
C’est pourquoi le programme
alterne les pages de Bach avec celles revues par Busoni (Chaconne en ré mineur issue de la Partita pour violon n°2 BWV 1004), Liszt (Prélude et fugue en la mineur BWV 543) et Rachmaninov (Prélude en mi majeur dont la source est
la troisième Partita pour violon BWV
1006). Y figure même un concerto, transcrit par Bach lui-même afin de montrer
que même son auteur se plaisait à ses jeux. Chaque transcription est de plus
introduite par un Prélude et fugue du Clavier
bien tempéré dans la même tonalité.
Jouer Bach permet toujours de
marquer son évolution aussi bien spirituelle que technique en tant
qu’instrumentiste ; c’est ainsi une manière de se rapprocher du secret de
son pouvoir universel.
Daniel Hope : Vivaldi
Le 6 octobre 2008
Beaucoup vont se dire
"encore un disque de Vidaldi". Certes, mais celui-ci requiert
plusieurs particularités. Déjà son interprète, Daniel Hope, concertiste
mondialement reconnu, qui se plait à interpréter les œuvres qu'il choisit dans
leur écriture originelle comme c'était déjà le cas avec le Concerto "à la
mémoire d'un ange" de Berg ou le Concerto pour violon de Mendelssohn.
Avec Vivaldi, Daniel Hope veut
montrer comment le violon est représenté dans ses différentes formes : le
concerto baroque où le violoniste est un soliste traditionnel, La Follia, qui
est une incroyable danse avec variations et pièce dans laquelle il collabora
avec Lorenza Borrani (une jeune virtuose italienne stupéfiante), ou la Tempesta
di mare, œuvre dans laquelle Vivaldi étale son génie afin d'évoquer les
éléments naturels.
Dans cet enregistrement figure
également un très bel air de l'un des opéras récemment redécouverts
("Sovvente il sole" de Andromeda liberata) interprèté par la
chanteuse et amie Anne Sofie von Otter. Pour montrer la complexité et la
liberté que permet la musique de Vivaldi - et la musique baroque en général -
le continuo (ou basse continue) s'est étoffé d'un lirone (un instrument
étonnant, sorte de croisement entre un violoncelle, une contrebasse et une
viole de gambe), d'une guitare baroque et d'une harpe baroque ; de petits
éléments qui chacun à leur façon changent le phrasé et la couleur. Avec
Daniel Hope, Vivaldi a droit à une nouvelle vie ! Une vraie redécouverte...
Measha Bruggergosman : "Surprise !"
Le 6 octobre 2008
Après avoir chanté dans la
Neuvième Symphonie de Beethoven, Measha Bruggergosman livre un premier album « Surprise »,
d’après le titre de l’une des chansons de cabaret de William Bolcom qui sont la
base de ce disque. Ce répertoire peu commun est également la première grande
Surprise qu’elle a faite au public.
Si elle a opté pour un rythme
différent que celui choisi habituellement pour les jeunes chanteuses lyriques,
c’est qu’elle veut « empêcher la balle de rouler trop vite ». Née au
Canada il y a à peine trente ans, elle a gagné tous les concours internationaux
et nous montre toute l’étendue de son talent dans des chansons de cabaret, du
Schoenberg et du Satie. Comment une toute jeune interprète aurait-elle pu faire
plus original ?
Measha succombe alors à l’ivresse
de Satie dans la Valse « Je te veux » et s’esclaffe dans l’ « Omnibus
automobile » qu’elle considère que un chant strophique d’une drôlerie
morbide, sans parler des « chansons de cabaret » de Bolcom peuplées
de personnages réels, non-imaginaires, mais tous plus grands que nature et du
climat berlinois au tournant du siècle dernier. Sans contexte, pour une
surprise, c’est une « Surprise ! »
Renée Fleming : Vier letzte Lieder - Richard Strauss : lieder und arien
Le 22 septembre 2008 :
Les Vier letzte Lieder de Richard Strauss sont l’une des pièces les
plus célèbres du répertoire vocal. Ces mélodies aériennes sont exigeantes tant
au niveau de l’endurance que du souffle sans être nécessairement puissantes. C’est
pourquoi elles ont été interprétées par tout type de soprano, dont certaines
ont marqué l’histoire de la musique, telle Lisa della Casa qui a fortement
inspirée Renée Fleming.
Renée Fleming, de renommée
internationale, qui se distingue dans nombre d’opéras straussiens (Rosenkavalier, Arabella, Capriccio, Daphne), a interprété en avril 2008 des
lieder et mélodies orchestrales de Richard Strauss, qui lui ont valu des éloges
unanimes. Au côté du Münchner Philharmoniker dirigé par Christian Thielemann,
Renée Fleming rend un ultime hommage à ce compositeur qui a dédié sa vie à l’élévation
de la voix.
Elle avait déjà enregistré les Vier letzte Lieder pour la première fois
en 1995 et depuis, ne cesse de les interpréter de part le monde, se renouvelant
chaque fois, cherchant à atteindre l’extase tant ces mélodies la transcendent.
Elle nous sublime par ses sonorités lumineuses, la fraîcheur et la pureté de
son timbre, sa grâce musicale et sa créativité exceptionnelle, nous
transportant dès les premières mesures dans un autre monde, où le temps ne
compte plus, égrenant avec volupté les notes une à une. Jamais auparavant on a
pu sentir le soleil couchant d’Im
Abendrot, toucher du doigt la mélancolie de September, rester suspendu à cette voix presque irréelle.
Ces concerts avec le Münchner
Philharmoniker – qui eurent lieu à Münich, la capitale straussienne par
excellence – furent donc enregistrés pour notre plus grand bonheur. A cette
occasion, Renée Fleming choisi également quatre autres lieder avec orchestre et
des passages de l’Ariadne auf Naxos,
dans lesquels elle illumine ces expansives mélodies orchestrales par son talent
et permet l’extase typique de l’écriture de Richard Strauss.