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          Nouveautés

 

Lise de la Salle : Oeuvres pour piano de Franz Liszt

Après une lecture de Dante. Lacrymosa. Ballade n° 2. Liebeslied. Mazeppa. Nuages gris. Ständchen. Funérailles. Mort d’Isolde.

           Franz Liszt     Le 8 juillet 2011

Sonate de Dante, c'est l'enfer des jeunes pianistes : une relecture hallucinée de La Divine Comédie extraite du second livre des Années de ­pèlerinage, et composée par un Franz Liszt au sommet de ses possibilités. Lise de la Salle n'a que 22 ans mais déjà toute la maturité nécessaire pour s'affranchir des accents virtuoses que cache cette « modeste » page d'un quart d'heure à la solennité trompeuse, pour n'en retenir que le fond dramatique : la puissance expressive, la noire exubérance romantique.

 

Alessandro Striggio : Mass in 40 parts - Missa si beato giorno

Avec Robert Hollingworth et I Fagiolini

           Alessandro Striggio     Le 20 juin 2011

La Renaissance, âge béni des polyphonies chastes et pures ? Mais aussi de fresques époustouflantes, comme la messe à quarante voix qu’exhument en grande pompe Robert Hollingworth et ses Fagiolini.

 

Jordi Savall : Orchestre de Louis XV

           L'orchestre de Louis XV vous fait découvrir le faste de la musique de Jean-Philippe Rameau     Le 7 juin 2011

Jordi Savall nous offre tout son génie pour donner vie à ses sublimes pièces de Jean-Philippe Rameau. Car sous le titre l'Orchestre de Louis XV, cet enregistrement est totalement dédié à Mr Rameau au travers des suites d'orchestre de quatre œuvres majeures du compositeur que sont Les Indes Galantes, Naïs, Zoroastre et Les Boréades.

La musique de Rameau est étonnamment riche, variée et elle atteint des sommets dans les compositions d'orchestre. En effet quelle magnificence dans ses symphonies, ses ballets, ses airs à jouer et ses tragédies lyriques, ce qui permet à Rameau d'apparaitre comme un des compositeurs les plus novateurs de son temps. Et c'est ce que Jordi Savall a voulu nous faire découvrir au travers de cette sélection de pièces orchestrales.

Comme d'habitude, Jordi Savall nous gratifie d'un excellent enregistrement, l'orchestre des Nations sublimant à merveille ces petits joyaux baroques ciselés par Monsieur Rameau. Un enregistrement qui complétera à merveille ses précédentes productions consacrées à Louis XIII et Louis XIV.

 

Antoine de Févin : Requiem d'Anne de Bretagne

           Antoine de Févin     Le 26 mai 2011

Le 9 janvier 1514, Anne de Bretagne, reine de France, décède au château de Blois. Elle est inhumée à la Basilique de Saint Denis, nécropole des rois de France. Ses funérailles sont d'une ampleur exceptionnelle : elles durent quarante jours, et inspireront toutes les funérailles royales jusqu'à la Révolution.

De ces commémorations royales, l'ensemble Douce mémoire a choisi la Messe de Requiem d'Antoine de Fevin, musicien franco-flamand au service du roi Louis XII. On sait peu de chose de ce musicien, élève de Josquin Desprez et il ne nous reste de lui que peu de partitions. L'ensemble Doulce Mémoire ne se contente pas de rejouer simplement la messe, il fait un vrai essai de reconstitution, intercalant des chants grégoriens de l'office des mâtines des défunts, ainsi que des gwerziou, chants épiques, historiques ou tragiques en langue bretonne, interprétés par le grand chanteur breton Yann-Fañch Kemener. De façon un peu étrange, le mélange prend très bien. La voix âpre et rocailleuse de Kemener semble nous faire revenir sur terre, celle du peuple breton que la Duchesse Anne dut gouverner dès son plus jeune âge. Les gwerziou viennent ainsi apporter un souffle d'humanité entre les répons grégoriens aux lignes etherées et les parties plus graves et solennelles de la très belle messe d'Antoine de Févin.

 

Jean-Sébastien Bach : La Passion selon Saint-Jean

           Jean-Sébastien Bach     Le 14 avril 2011

Après leur ambitieux travail d'enregistrement des cantates du cantor de Leipzig, John Eliot Gardiner et ses troupes plongent dans la subtilité d'écriture et la variété des styles musicaux de la Passion Selon Saint Jean. Cet oratorio intime est fait d'un dosage subtil entre narration et contemplation, alternant des airs vifs ou dramatiques avec des choeurs exposant ou expliquant les thèmes. La musique suit ces méandres, tour à tour exaltée, émouvante ou évocatrice. A cette version explosive et intensément sombre s'ajoute la clarté et la finesse des solistes, des choeurs et de l'orchestre.

 

Nathalie Stutzmann : Vivaldi prima donna

           Nathalie Stutzmann     Le 4 avril 2011

Consacré à Antonio Vivaldi,Prima Donna,1er album de la contralto Nathalie Stutzmann chez DG, avec son ensemble de chambre Orfeo 55,concilie bel épanouissement de la voix avec rigueur musicale et liberté expressive. Nathalie Stutzmann possède ce timbre de voix que Vivaldi affectionnait et privilégiait dans ses opéras même face à l'invasion vénitienne des castrats Napolitains. Voilà un contralto qui pare les airs du compositeur d'une moirure chatoyante, très bien accompagné dans cette tâche par un ensemble précis et coloré. Un opus brillant où Stutzmann réunit certains des plus beaux airs, célèbres ou inédits! A ne pas manquer!

 

Hilary Hahn plays Higdon & Tchaikovsky  / Violin Concertos

           Piotr Ilitch Tchaïkovski, Jennifer Higdon          Le 3 janvier 2011

Sur son nouvel album, la jeune violoniste Américaine Hilary Hahn, met en parallèle deux concertos aux univers de composition bien distincts. Celui de Jennifer Higdon, un des compositeurs contemporains les plus joués aux Etats-Unis et le mythique Concerto en ré majeur de Tchaïkovsky. Accompagnée du Royal Liverpool Philharmonic Orchestra, dirigé par Vasily Petrenko, Hilary Hahn nous offre le premier enregistrement mondial du Concerto pour violon de Jennifer Higdon, qui lui est dédié.

« À l’âge de 16 ans, pendant mes études au Curtis Institute of Music de Philadelphie, j’ai suivi le cours d’histoire de la musique du vingtième siècle donné par Jennifer Higdon. En 2005, nous avons décidé de nous concentrer sur un concerto. À l’automne 2008, je tenais la partition du concerto entre mes mains. Il était évident que ses rythmes croisés, ses figurations inhabituelles et son écriture d’ensemble complexe constituaient un défi pour tout orchestre et pour moi-même, et ça m’a plu.

J’ai été amenée à jouer le concerto de Tchaïkovski quand j’étais jeune étudiante au Curtis Institute. J’avais utilisé l’édition de Leopold Auer, qui intégrait des coupes et des ornements que je croyais alors nécessaires. Mais cette fois-ci, je suis revenue à la version originale de Tchaïkovski. Je trouvais qu’elle prolongeait la courbe dramatique du concerto et lui conférait, du moins à mes oreilles, une vitalité plus équilibrée. Voilà pourquoi c’est cette version que j’ai souhaité enregistrer ici.

On peut se demander pour quelle raison j’ai voulu présenter le concerto de Jennifer Higdon avec celui de Tchaïkovski. Je pense que ces concertos grandioses et pleins de profondeur et partagent de nombreuses qualités: une délicatesse lyrique, une noblesse lancinante, un abandon énergisant, et une belle maturité d’esprit. Présentés ensemble, ils suggèrent toute la gamme de possibilités musicales ouvertes au violon en ce début de vingt-et-unième siècle.

La musique contemporaine peut souvent rebuter par son côté exclusif ou affecté. Pourtant, le style direct et inventif de Jennifer Higdon est empli de couleurs harmoniques uniques, fait preuve d’une grande cohérence dans le développement thématique et affiche un lyrisme subtil et personnel. Les sonorités apparemment familières sont transformées, et les timbres orchestraux se fondent à travers toute l’œuvre. Du début à la fin, les exigences techniques imposées au soliste, bien que prodigieuses, ne cherchent pas vraiment à impressionner, mais servent plutôt de fil conducteur entre les nombreuses ambiances du concerto. »

 

Werther

Opéra de Jules Massenet, avec Jonas Kaufmann

           Werther

Le ténor allemand Jonas Kaufmann est Werther. Dans cette représentation du célèbre opéra de Massenet, il ébloui son auditoire. A 40 ans, il s’impose. En 2010, son heure est venue !

C’est en effet un Jonas Kaufmann en pleine possession de ses moyens que l’on retrouve sur les planches de l’Opéra de Paris pour ce rôle-titre. Mis en scène par le cinéaste Benoït Jacquot, le Werther de Massenet donne toutes les raisons à Kaufmann de s’épanouir. Celui-ci dégage un timbre sombre et volcanique, sa voix chaude aux couleurs du Sud et une présence scénique captivante. « En récital comme à l'opéra, la voix ne doit pas juste sonner : elle doit traduire ou créer une atmosphère, et cela ne peut passer que par un travail sur le corps : des mouvements parfois infimes, presque imperceptibles pour le public, mais qui changent tout en termes de couleur ou de climat  ».

Avec cette oeuvre, Jonas Kaufmann s'impose comme l'un des ténors les plus recherchés de sa génération.

 

I Puritani

Opéra de Bellini, avec Juan Diego Florez

           Les Puritains          Le 8 novembre 2010

Voici un DVD événement ! Bologne, en 2009: le ténor péruvien Juan Diego Florez chante Arturo Talbo dans I Puritani de Bellini. Dans cette production, la jeune Nino Machaidze se distingue par la douceur de son timbre angélique; le jeune baryton Gabrielle Viviani fait un beau Riccardo, mais la star mémorable demeure le ténor miraculeux Juan Diego Florez : son Arturo incarne aujourd'hui la perfection du chant bellinien. Un bel canto au legato souverain, à la diction parfaite, à l'intonation ciselée...

 

Juan Diego Florez "Santo"

Avec l'orchestre et le choeur du théâtre de Bologne

           Juan Diego Florez          Le 8 novembre 2010

Le prince du bel canto, Juan Diego Flórez, sort pour la première fois, un magnifique album d'airs sacrés, Santo. Tout en gardant un pied dans son domaine de prédilection qu’est le bel canto, il s’est tourné vers l’ère baroque, a adopté la tradition autrichienne à travers Schubert et Haydn et relevé le défi de la Misa Criolla du compositeur argentin Ariel Ramírez. Le halo de givre qui environne O Holy Night (Minuit, chrétiens) et Adeste fideles évoque Noël et, fait insolite, cet album présente même une composition originale de Juan Diego, Santo, qui puise dans ses racines péruviennes !

Sur cet opus, Juan Diego Florez n’en oublie pas pour autant son compositeur favori, Rossini. Il faut se rappeler qu’en 1996, le jeune ténor péruvien effectuait des débuts retentissants au Festival Rossini de Pesaro, âgé de tout juste 23 ans. Autres compositeurs à son catalogue : Bellini et Donizetti… Juan aime poursuivre sa quête du bel canto… Evidemment, il peut chanter Gluck, Mozart et Haydn sans oublier des compositeurs aux racines sud-américaines – son album Senimiento est d’ailleurs dédié à ces auteurs.

Si le terme bel canto est fréquemment utilisé pour se référer à la musique italienne du début du XIX° siècle, Juan Diego Flórez préfère voir plus large: «Je dénomme aussi bel canto ce qui est venu avant Rossini, y compris Haendel, alors pour Santo, j’ai chanté “Comfort ye” et “Ev’ry valley”. L’ère de Haendel était celle des castrats; avec toutes les coloratures que l’on trouve dans les œuvres de l’époque, on pourrait même dire que c’était ça le véritable bel canto.»

Le ténor a également choisi un «Alléluia» écrit par l’un des contemporains de Haendel, Johann Joseph Fux : «C’est encore une pièce colorature belcantiste, mais avec une trompette baroque.» Tout ceci contraste avec l’Ave Maria de Schubert, chanté avec une admirable sérénité par Juan Diego Flórez.

Un album diversifié et riche en rythme et en contraste ! Un beau moment de pureté vocale…

 

Jean-Sébastien Bach : Oratorio de Noël

Riccardo Chaliiy dirige le Gewandhausorchester

           Jean-Sébastien Bach          Le 2 novembre 2010

Bach composa peu d’oratorios. Il aborda ce genre à une époque où sa production de cantates était pratiquement achevée. Alors qu’il composait l’Oratorio de Noël, Bach s’inspira largement de cantates profanes, essentiellement de musiques qu’il avait écrites, peu de temps auparavant, Par rapport à ses modèles profanes, l’Oratorio de Noël offre une qualité musicale supérieure, car quelques-uns des mouvements remaniés se trouvèrent améliorés et enrichis de manière substantielle. Bach les instrumenta de manière plus colorée, plus opulente, et en affina les détails.

 

La période de composition de l’Oratorio de Noël est connue avec précision : la partition autographe aussi bien que le texte imprimé original datent de 1734. Les exécutions s’échelonnèrent du premier jour de Noël 1734 à la fête de l’Épiphanie 1735. L’on ignore, en revanche, si et combien de fois l’œuvre fut donnée au cours des années suivantes.

L’une des caractéristiques du langage de l’oratorio est sa propension à privilégier un style mélodique simple — au point que l’expression mélodique de certains airs semble annoncer l’esthétique de l’Empfindsamkeit.

 

La présente interprétation a été enregistrée live les 7 et 8 janvier 2010 au Gewandhaus de Leipzig. Elle s’inscrit dans un vaste cycle de concerts Bach, dirigé par le Gewandhauskapellmeister Riccardo Chailly, entamé en 2007 avec les six Concertos Brandebourgeois. En 2009, fut exécutée la Passion selon saint Matthieu, la saison 2009–2010 étant consacrée aux concertos pour pianos (avec en soliste Ramin Bahrami) et à la Passion selon saint Jean. La Messe en si mineur est, quant à elle, programmée pour 2014.

 

Clari

Opéra de Halévy, avec Cécilia Bartoli

           Clari          Le 25 octobre 2010

Cecilia Bartoli aime les nouvelles expériences artistiques. Elle nous le prouve encore aujourd’hui avec cet opéra « Clari » de Jacques Fromental Halévy. A sa création en 1828, elle n’a été jouée que six fois et reprise pour seulement quatre représentations l’année suivante. Depuis, plus rien ! La raison de ce silence ? L’argument de cette comédie sérieuse est trop léger pour captiver les foules. Clari, une pauvre mais jolie fermière est appelée par le duc qui veut en faire son épouse. Par convenance envers les gens de sa cour, il l’a jusque-là présentée comme sa cousine. Pour l’anniversaire de Clari, le Duc organise une fête où l’on joue une comédie en son honneur. Clari reconnaît sa vie dans cette comédie et au moment où apparaît Luca, incarnant son père, Clari réalise soudain qu’elle a abandonné sa famille dans la misère. Prise de remords, elle s’effondre et, refusant le mariage promis, elle s’enfuit. Le Duc comprend alors qu’il aime la jeune fille. Il part à sa recherche pour la retrouver chez ses parents. Il lui offrira de l’épouser sur le champ, comblant les parents de présents les mettant ainsi à l’abri de la misère.

Aux ordres du chef Adam Fischer, La Scintilla, l’orchestre attitré de Cecilia Bartoli, le ténor John Osborn (Il Duca), la soprano Eva Liebau (Bettina/Adina) et Carlos Chausson (Alberto).

 

Julia Fischer : 24 caprices de Paganini

           Niccolo Paganini     Le 23 août 2010

Julia Fischer joue Paganini. La violoniste allemande Julia Fischer offre un regard passionnant sur ce chef d’œuvre, par sa rigueur "classique" et sa diversité expressive. Les Caprices sont d’une difficulté diabolique, d’une extrême virtuosité. Un caprice permet à un violoniste de montrer ce dont il est capable, de mettre le public en transe et de conclure un concert de manière éblouissante.

«Les Caprices, ajoute-t-elle, représentent vingt-quatre humeurs et sont de petites pensées musicales, toutes différentes les unes des autres, toutes passionnantes Ces pièces forment un tout, une ligne ininterrompue. Lorsque l’on joue le cycle d’une seule traite, l’on sent très bien que chaque caprice constitue la suite absolument logique du précédent.

Naturellement, son interprétation fait bien apparaître que chaque caprice porte sur une difficulté technique spécifique. Tous ont d’ailleurs été pensés de la sorte, exactement comme les populaires Études de Chopin. Contrairement à son habitude, Julia Fischer, n’a pas, dans cet enregistrement, suivi toujours à la lettre le texte de la partition mais s’est autorisée quelques accents personnels. C’est ainsi qu’elle a, par exemple, exécuté le sixième Caprice avec et sans sourdine. La version avec sourdine sonnant nettement mieux, avec davantage de logique, c’est celle-ci qu’elle décida d’enregistrer, alors même que la partition ne fait nullement mention de sourdine.

Diabolique, magistral… ce disque est un incontournable offert par une jeune violoniste prodigieuse de vingt-sept ans !«Certains êtres sont vraiment démoniaques . . . Il s’en trouve pas mal chez les musiciens, moins chez les peintres. Chez Paganini, cela prend des proportions extrêmes», écrivit Goethe à Johann Peter Eckermann. Oui, Paganini était quelqu’un d’incroyablement à part, en avance sur son époque, extrêmement moderne.

 

Brigitte Engerer : réédition de Schumann, Chopin, Schubert et Tchaikovsky

      Schumann: Oeuvres Pour Piano     Le 7 juin 2010

Pour la première fois depuis plus de trente ans, Brigitte Engerer est rééditée. Ses albums enregistrés dans les années 1980 n’avaient jamais vu le jour dans un nouveau format ! C’est aujourd’hui chose faite ! Vous pourrez ainsi (re)découvrir cette artiste remarquable, aux multiples facette, dont la musique est tout simplement admirable.

Etudiante à Moscou auprès de Neuhaus (le professeur de piano par excellence à cette époque), lauréate du Concours Reine Elisabeth, repérée par Karajan pour jouer avec l’orchestre Philharmonique de Berlin, cette artiste n’a pratiquement jamais quitté la scène. . Tout au long de sa carrière, elle a gravé nombre de disques dans de prestigieuses maisons de disques, qui lui ont valu de nombreuses récompenses. Decca nous offre aujourd’hui la chance de pouvoir écouter à nouveau les œuvres destinées à Chopin, Schubert, Schumann et Tchaikvsky…

 

Yuja Wang "Sonates et Etudes"

      Frédéric Chopin, Alexander Scriabine, Franz Liszt     Le 1er juin 2010

Yuja Wang a l'air fragile mais respire la force. Ses petites mains peuvent également faire des extensions deux fois plus grandes que ce qui devrait être anatomiquement possible. Fille d'une danseuse et d'un percussionniste, cette jeune virtuose chinoise fait d'abord son éducation à la maison, puis au conservatoire de Pékin. A l'âge de quatorze ans, elle arrive seule au Canada puis poursuit ses études au Curtis Institute de Philadelphie l’année suivante.

"C’est une culture très différente pour ce qui est de l’éducation musicale, explique-t-elle. En Chine, j’étais sûre que, si je faisais exactement ce que me disait de faire mon professeur, je serais bonne. Mais au Canada et aux Etats-Unis, personne ne me disait plus quoi faire. C’est devenu un processus d’investigation, comme un travail de détective. Alors, si je jouais Liszt, je lisais le Faust de Goethe et j’écoutais les opéras de Wagner. J’allais dans les musées. J’essaie de faire entrer le contexte culturel dans mon subconscient, afin qu’une part puisse peut-être en ressortir."

Lorsqu'on lui demande où elle se voit dans dix ans, Yuja Wang s'interroge : "J'essaie de trouver ma propre voix. Je pense quie c'est nécessaire dans le monde actuel. Je pourrais peut-être composer un jour... Mais mon but pour le moment est de simplement voir ce qui m'arrive, de le prendre et de l'exprimer avec ma musique."

 

Danielle de Niese "Mozart album"

      Wolfgang Amadeus Mozart     Le 25 mai 2010

Pour son second album "the Mozart album", Danielle de Niese, cette jeune soprano américaine d’origine australienne, a sélectionné ses airs préférés de Mozart, extraits des Noces de Figaro, Cosi fan Tutte et Don Giovanni, mais aussi des airs de concerts moins connus.

Si elle a acquit une renommée internationale grâce à ses interprétations de Haendel, c’est pourtant avec Mozart que Danielle a fait ses débuts scéniques à 19 ans, au Metropolitan Opera de New York, dans Les Noces de Figaro.

Elle a trouvé en Sir Charles Mackerras et son ensemble baroque Orchestra of the Age of Enlightenment, spécialistes de l’interprétation mozartienne, des partenaires idéaux pour cet enregistrement.

 

Henri Demarquette joue "La chute d'Adam" d'Olivier Grief

      Olivier Greif     Le 19 mai 2010

A l’occasion du dixième anniversaire de la mort d'Olivier Greif, Henri Demarquette a décidé de lui rendre hommage à travers un album bouleversant et très personnel. Dédicataire de son Concerto pour violoncelle « Durch Adams Fall », Henri Demarquette enregistre pour la première fois le Concerto qu’il avait créé du vivant d’Olivier Greif, accompagné par l’Orchestre National de France sous la direction de Jean-Claude Casadesus. En écho au Concerto, Henri Demarquette présente également la Sonate de Requiem pour violoncelle et piano, enregistrée avec le pianiste italien Giovanni Bellucci.

Olivier Greif, compositeur Français né à Paris en 1950 est une figure singulière et majeure de sa génération.

 

Classics for kids & Jazz for lullaby

      Multi Interprètes Classics For Kids     Compilation musiques pour enfant          La 6 avril 2010

Le label Universal développe depuis quelques temps déjà la musique pour enfants : après les rééditions du Petit Ménestrel et les découvertes Opéra pour les enfants, voici Classics for Kids et Jazz Lullaby. Afin de familiariser nos jeunes têtes blondes avec la musique classique et le jazz, vous trouverez les grands standards de la musique. Ecoutez et (re)découvrez les Children's Corner de Claude Debussy, les Jeux d'Enfants de Georges Bizet ou The Young Person's Guide de Benjamin Britten.

Pour Jazz Lullaby, les artistes sont plus variés avec Melody Gardot, Diana Krall ou Jamie Cullum (pour les générations actuelles) et Ella Fitzgerald, Sarah Vaughan, Bill Evans ou George Benson pour les tubes jazziques des années précédentes.

Bref, deux compilations intéressantes que nos enfants vont aimer découvrir. Pas que les enfants d'ailleurs ; toute personne désirant s'introduire à la musique classique ou au jazz va se laisser séduire par ces musiques indémodables !

                                                                                                                                                                               

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